Passons maintenant dans une autre salle, toute en longueur, appelée: "la salle des faïences". De chaque côté de cette salle, ce n'est qu'une enfilade de vitrines contenant des objets usuels en faïence. J'ai regretté qu'il n'y ai aucune explication sur cette salle, quel en était son usage par exemple?

Un coup d'oeil au plafond d'Alexandre Denuelle

1 plafond

2 plafond

La salle

3 salle

J'avoue que cette salle et celle  d'après ne m'ont pas particulièrement intéressé; j'en ai fait le tour assez rapidemment.

Je me suis surtout arrêtée sur la technique employée pour faire ces objets.

"La pâte est faite d'argile à laquelle on ajoute du sable ou d'autres terres. Les pièces sont soient moulées, soient tournées au tour. Les anses, becs verseurs, boutons et autres sont fait à part et collés au moyen de "barbotine", une pâte délayée dans de l'eau.

La pièce sèche subit une première cuisson "au dégourdi" qui la durcit. Elle est alors poreuse et cassante; on l'appelle "biscuit". puis elle est émaillée, les maîtres faïenciers fabriquant eux même leur émail.

Le peintre peut alors réaliser son décor à main levée ou utiliser un poncif (calque). Les peintres utilisent deux techniques différentes pour appliquer leur décor: le grand feu ou le petit feu.

Le grand feu:

Le décor est posé sur l'émail non cuit qui à se stade est poreux, aucune retouche n'est possible car il absorbe immédiatement la couleur. Différents oxydes métalliques sont employés:

- l'oxyde de cobalt pour le bleu

- l'oxyde de manganèse pour le noir et violet

- l'oxyde de cuivre pour le vert

- l'oxyde de fer pour le rouge

- l'oxyde d'antimoine pour le jaune

Ces couleurs délayées à l'eau doivent résister à la température élevée du grand feu, ce qui limite la palette; 800° sont nécessaire à la vitrification de l'émail qui fait alors corps avec le décor."

Quelques pièces de faïence grand feu, datées  du 18è

4 faiences

5 faiences

6 faiences

7 faiences

8 faiences

Le petit feu

"Cette technique fut introduite vers 1770 par les Hannong de Strasbourg.

Après avoir été émaillée, la pièce est cuite une première fois: l'émail étant alors vitrifié, on pose les couleurs du décor avec adjonction d'un fondant qui permet de les faire adhérer à l'émail lors de la cuisson. Cette technique permet de faire des retouches et d'employer des couleurs plus variées, comme le pourpre qui donne une gamme allant du rose pâle au rouge vif.

La pièce est ensuite cuite une deuxième fois à 600°, dans un four dit "moufle ou réverbère", ce mot désignant la paroi qui protège la pièce des flammes et qui régularise la température de cuisson".

Quelques pièces de faïence petit feu, datées aussi du 18è.

9 faiences

Juste à côté se trouve ce qui était la salle à manger des Archevêques. C'est une pièce toute en longueur, aux angles arrondis et richement décorée de gypseries représentant des scènes de chasse et de pêche. On est dans la fin du 18è.

10 salle a manger

11 gypseries

12 vitrines

Voilà pour aujourd'hui. On approche de la fin de la visite....