Le point de départ du quartier de “La Défense” se situe au niveau de l’ancien rond-point de Courbevoie, au centre duquel trônait une statue en l’honneur des soldats qui assurèrent la défense de Paris en 1870.

Située sur une colline naturelle, cette place fermait la “Voie Royale” dessinée par Lenôtre, en ligne droite depuis le Louvre. La zone abritait des usines, quelques fermes et d’affreux bidonvilles.

Tout commença en 1958 avec l’inauguration du CNIT, comme nouveau Palais des Expositions.  La même année, l’EPAD fut créée, afin de gérer l’aménagement de ce nouveau quartier d’affaire. Depuis lors, la Défense connut trois phases d’aménagement successifs.

En 1966, fut construite la Tour Nobel, suivie de près par la Tour Esso. Le début des années 70 vit croître la demande. Une nouvelle génération de tours fut mise en chantier. La Tour Fiat fera son apparition à cette période.

Toutefois, la crise économique de 1973 mit un frein brutal à l’expansion du quartier. Les quatre années qui suivirent furent catastrophiques. Les bureaux ne trouvant pas preneur, on s’interrogeait sur l’avenir du secteur jusqu’en 1978, année où fut décidée la continuation des chantiers.

L’impulsion de François Mitterrand permit une troisième vague d’expansion. Le centre commercial des Quatre Temps fut inauguré en 1981, la Tour ELF(actuelle Total) en 1985, l’Arche de la Défense en 1987. Les tours Pascal, Voltaire, ainsi que le quartier Michelet firent leur apparition. Le CNIT fut remodelé en 1989 et la ligne 1 du métro fut prolongée en 1992.

La défense en 1950

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En 1958

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 Rien ne subsiste de l’ancien quartier à l’exception de cette statue perdue au milieu des tours, seul vestige de ce que fut autrefois le rond-point de la colline de Courbevoie.

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Difficile d’imaginer que le quartier de la Défense, plus grand centre d’affaire européen, cache un passé rural. Encore moins qu’il doit son nom à la bravoure de combattants parisiens, qui ont défendu la capitale lors de la guerre franco-prussienne de 1870. Un passé oublié, que nous rappelle une statue encore visible aujourd’hui, et qui a donné son nom au quartier.

Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, Paris fut encerclé au mois de septembre par les troupes allemandes. Une “défense de Paris” s’organisa, résistant pendant plus de 6 mois à l’avancée prussienne. Le 19 janvier 1871, les troupes françaises tentèrent une ultime sortie pour briser le siège. C’est la célèbre bataille de Buzenval – sur le territoire des communes de Rueil-Malmaison, Garches et Saint-Cloud – qui se solda par un échec.

L’armistice fut signé le 28 janvier. Le peuple parisien, qui s’était défendu malgré la famine et un hiver particulièrement froid, y vit une capitulation. Une humiliation qui allait laisser des traces…

En 1879, les Républicains s’installent au pouvoir, après des années de gouvernement royaliste. Pour commémorer la défense héroïque de Paris contre les prussiens, la Préfecture de la Seine (ancien département de Paris) décide d’ériger une statue sur l’axe historique de Paris, à l’endroit où s’était rassemblée la garde nationale avant la bataille de Buzenval.

Un concours est lancé, et près de cent sculpteurs, dont Rodin et Bartholdi, présentent leur projet. C’est finalement la statue de Louis-Ernest Barrias, prix de Rome à 23 ans, qui fut retenue.

La Défense de Paris, inaugurée en 1883, représente la capitale sous les traits d’une femme en habits de la Garde nationale. À ses pieds se trouvent une fillette, personnification des souffrances de la population civile lors du siège, et un jeune garde blessé armant son fusil, incarnation de la résistance du peuple de Paris.

Cette statue était à l’origine située au centre d’un vaste rond-point dans la perspective de l’Arc de Triomphe, disparu lors des différentes phases d’urbanisation du quartier. Déménagée à plusieurs reprises, elle est depuis janvier 2017 sur l’esplanade, à mi-chemin entre la Grande Arche et la Seine. C’est à elle que l’on doit le nom du quartier de la Défense.

La statue de nos jours

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Les armoiries de la Ville de Paris

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Et La Défense de nos jours

Anciennes habitations cotoient les tours d'acier et de verre

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La Grande Arche

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L'esplanade

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La Tour Eiffel et la Tour Montparnase dans le lointain

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Un des nombreux jardins

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La Défense c'est aussi une sorte de musée de l'art contemporain à ciel ouvert. Pas moins de 69 oeuvres sont disséminées sur l'esplanade et les ruelles avoisinantes

Bassin Takis

Une œuvre mouvante et énigmatique

Au dessus de ce bassin situé sur l'axe historique se balancent doucement, au gré du vent, 49 feux multicolores qui semblent montés sur ressorts. Ils sont l'œuvre du sculpteur grec Panayotis Vassilakis plus connu sous le nom de Takis. Inspirés des aéroports, des gares de triage et des champs magnétiques, les feux multicolores du Bassin Takis font écho à d'autres signaux envoyés depuis l'autre bout de l'Esplanade, au niveau de la Grande Arche.

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Personnages de Miro

Deux personnages issus d'un monde rêvé

Cet étrange duo de personnages mi-fantastiques, mi-familiers, aux couleurs vives (bleu, jaune et rouge) marque, de ses douze mètres de hauteur, l’entrée des Quatre-Temps mais ont été implantés avant l'ouverture du centre commercial.

On retrouve dans cette œuvre la prédilection de Mirò pour des univers colorés, aux formes fantaisistes, mal définies, pied de nez au conformisme du quotidien. Ces deux Personnages Fantastiques, inaugurés en 1978, sont réalisés en résine de polyester.

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Fontaine monumentale Agam

Une œuvre spectaculaire et musicale aux couleurs de l'arc-en-ciel

Située au centre de l’Esplanade de La Défense, la Fontaine monumentale d’Agam a été conçue comme une œuvre d’art spectaculaire, à l’image du quartier dans laquelle elle se trouve. Avec ses 86 tons d'émaux de Venise différents, cet ensemble très coloré est l'œuvre de l'artiste israélien Yaacov Agam qui fut élève du Bauhaus.

Superbe exemple d’art cinétique, son système propulse les 66 jets d’eau sur une hauteur de 15 mètres. Un système de propulsion unique avec variateur de fréquence permet de donner un effet de “boules” d’eau dans le ciel. L’eau se jette ensuite dans une cascade d’environ 7 m de hauteur se déversant à la Place de La Défense. Lorsque la fontaine est inactive, les formes et les couleurs du bassin donnent une illusion de mouvement le long de la cascade.

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L’araignée rouge de Calder

Un monstre d'acier plus rouge que jamais qui veille sur La Défense

Elle fut érigée en 1976, année de la mort de son auteur. Cette sculpture monumentale, également appelée "stabile" selon les propres termes de l'artiste, est nommée ainsi par opposition aux célèbres mobiles de l'artiste. L'araignée rouge trône sur l'Esplanade de La Défense, devant l'immeuble Place Défense. Mesurant 15 mètres de haut pour 75 tonnes, l'Araignée est faite d'acier peint en rouge. Cette œuvre fait écho à une autre sculpture de l'artiste : le Flamingo (de l'anglais « flamant rose ») située à Chicago aux Etats-Unis et installée deux ans auparavant.

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Des poteaux décorés

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et d'autres?????

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Il est temps de s'assoir un moment sur un banc géant, avant de reprendre le RER

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Voilà. On aime ou on n'aime pas. Moi j'aime beaucoup ce quartier, surtout avec le soleil qui se reflète sur les tours de verre et d'acier.