Une nouvelle sortie organisée par le Parc Régional qui devait nous emmener dans la partie de l'île interdite au public.  Hélas, même  accompagné par un guide du parc, nous n'y aurons pas accès: fermé pour cause des risques élevés d'incendie. Une petite déception. 

Tant pis, on fera le parcours que j'ai déjà  fait, mais avec quelques explications en plus. 

La réserve naturelle de Ste Lucie à été  créée  en 2009. Elle est gérée par le Parc Régional de la Narbonnaise en Méditerranée et la commune de Port la Nouvelle. D'une superficie de 825 ha, elle couvre:

- la plage de la vieille nouvelle, 240 ha

- les anciens salins de Ste Lucie, 330 ha

- l'île de Sainte Lucie,  225 ha

Le canal de la Robine quand à  lui fait 32 km de long; il commence au bord de l'aude à  son point le plus haut et se dirige vers Narbonne. Il termine sa course dans la méditerranée,  à  Port la Nouvelle. 

En jaune notre parcours

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Avant de commencer la balade, Mireille OLIVIER, la spécialiste du sel et des salins et marais salants et auteure de plusieurs livres, nous fait un topo sur le sel et nous en présenté quelques uns.

J'ai ainsi appris qu'il existe 3 sortes de sel:

- le sel marin

- le sel gemme issu de mines de sel qui sert sur les routes et pour les animaux,

- et le sel inié, issu de sources souterraines qui se chargent de sel en traversant les mines de sel.

Parmi les sels surprenants, celui d'hawaï, noir s'il contient de la roche volcanique ajoutée aux bassins ou du charbon; rouge s'il est issu de bassins argileux, l'argile se retrouve mélangée au sel quand les râteaux raclent le sol.

Le pyramidale de Chypre: l'eau de mer est chauffée dans de grandes cuves d'évaporation, d'où son aspect.

Il existent de nos jours une foultitude de sels aromatisés à  un peu tout et sans aucun intérêt  pour notre organisme. D'autant que souvent on rajoute un conservateur, alors que le sel est déjà  un conservateur en lui même  et des exausteurs de  goût ! 

Le seul sel véritablement excellent pour la santé(avec celui de la baleine) serait celui de l'Himalaya. Il est extrait de roches salines datant de 250 millions d'années, à  une profondeur de 400 à  700 mètres  . Il contiendrait pas moins de 80 oligaux éléments et minéraux. C'est un sel non raffiné.

 

Bien il est temps de se mettre en route. Accompagné de nos deux guides, nous partons vers la digue.

J'ai beau être  passée par là,  la beauté de l'étang me fascine toujours

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On en profite pour un cours de botanique

Pistachier lentisque qui n'a pratiquement pas besoin d'eau et qui est impeccable pour faire de jolies haies

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Le limoniastrum, endémique de la région. Il s'étend  de l'embouchure de l'Aude aux falaises de Leucate. On en trouve en gros buisson aux fleurs mauves

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Ou au ras du sol avec des fleurs blanches

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Nous bifurquons à  droite vers la digue, avec un arrêt  devant d'anciennes norias qui servaient autrefois de pompes pour l'eau de mer, actionnées par des chevaux, et cette martelière qui permet de réguler l'arrivée de l'eau

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Puis se sont d'anciennes cairelles (pas sûre de l'orthographe); sur ces piquets de bois, il y avait des planches qui formaient une petite digue et permettait aux hommes de mettre en eau ou pas les parcelles grâce à  de petits panneaux

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Et j'ai l'explication de ces fameux ronds qui m'avaient tant intrigué; en fait la salicorne recommence à  coloniser l'espace et pousse en rond. Petit à petit,  les ronds se rejoignent et forme une vaste étendue.

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Nous voilà  arrivés  à  la digue à  la mer, avec d'un côté les salins et de l'autre le lido et laisse de mer. En temps normal cette partie est interdite au public. 

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Nous longerons le lido pour ne pas endommager la digue, avec au passage quelques plantes

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Jusqu' au bunker, ancienne infrastructure allemande. Les allemands en avaient mis tout le long du littoral pour pallier à  un débarquement. Ils les avaient fait en forme de maisons pour tromper l'ennemi, c'est pour cela que le canon n'était pas dessus mais en bas au niveau de la porte.

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Nous arrivons au grau et à  la tour de la vieille nouvelle où  nous pique niquerons.

Le grau est ouvert toute l'année et se trouve à la  limite nord de la réserve. Son bras s'était peu à peu  bouché, mais depuis quelques années il reprend sa forme des années 1940, sans aucune intervention de l'homme. La nature à  ses mystères!

La profondeur du bras est de 2,50 mètres , et on ne le dirait pas.

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La tour date des années 1743, il y en avait sur une bonne partie du littoral pour palier aux invasions. Celle ci est la dernière.

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Pas d'oiseaux tout au long de la balade, je suis déçue , juste très  au loin cette aigrette dans le soleil couchant

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Il est temps de rentrer, nous avons droit à  un beau coucher de soleil

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Qui donne de beaux reflets au paysage

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Même  si au départ j'ėtais très déçue  du changement de programme, cette balade fut très  sympathique  et enrichissante, du moins pour moi.

Et elle m'a permis de faire la connaissance d'une copine de blog, Erika, nouvellement installée dans la région et qui nous fait partager sa vision de la région. Son blog c'est ici:

Une belle rencontre.