Hier j'avais rendez-vous à Barbès  avec Isabelle une copine de blog, ICI. Une belle journée s'offrait à nous avec un temps mitigé.

En l'attendant, je suis restée perplexe devant le Cinéma Le Louxor

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Voilà ce que j'ai trouvé sur le net:

Henri Silberberg, homme d’affaires aux activités multiples, entend profiter de cette industrie naissante et achète en 1919 l’immeuble haussmannien de la double adresse du 53 boulevard de la Chapelle et du 170 boulevard Magenta, lieu stratégique, pour y construire une grande salle de cinéma. Il fait appel à l’architecte Henri Zipcy et dépose un dossier auprès du préfet de la Seine. Les travaux peuvent commencer dès 1920. Le cinéma compte 1195 places grâce à une très grande salle, un premier balcon et une galerie. A l’intérieur, le décorateur Amédée Tiberti est chargé des peintures au pochoir et des bas-reliefs, brillamment conçus avec un vrai travail sur la couleur. La société Gentil et Bourdet, spécialisée dans la céramique, réalise la décoration extérieure, faite de mosaïques finement réalisées sur les trois façades. Le tout est réalisé dans un style Art déco inspiré de l’Egypte antique : certains éléments sont des copies directes de l’art égyptien (scarabées, frises de lotus et de papyrus, disques ailés), d’autres sont des éléments plus fantasmés de l’Egypte vue par les occidentaux, comme les hiéroglyphes fantaisistes décorant les poutres du plafond de la grande salle. Le nom de la salle est choisi en référence à la ville égyptienne construite sur les ruines de l’antique cité de Thèbes, ancienne capitale des rois d’Egypte : Louxor. Le Louxor est un temple qui tranche radicalement avec les immeubles haussmanniens, attirant l’œil curieux des passants. Si l’égyptomanie est à la mode dans la France des années 1920, surtout après la découverte du tombeau de Toutânkhamon, leLouxor constitue pourtant un exemple unique de salle égyptienne à Paris.

Le Louxor est inauguré dans la soirée du 6 octobre 1921. La splendeur de la salle et le choix du programme sont salués. Henri Silberberg meurt peu de temps après.

 En 2007, la Mairie fait le choix de redonner au Louxor sa fonction initiale, celle d’une salle de cinéma. Les habitants doivent patienter jusque juin 2008 pour qu’un projet de réhabilitation soit retenu. La Ville de Paris émet un appel d’offre et choisi parmi 65 candidatures celle de l’architecte Philippe Pumain dont le projet concilie l’aspect fonctionnel à la restitution de l’aspect initial du lieu. Le choix est fait de rendre au Louxor l’apparence qu’il avait dans les années 1920.

Le permis de construire est accordé en janvier 2010 et les travaux commencent en septembre de la même année. Les contraintes qui se posent à Philippe Pumain et à la maîtrise d’ouvrage, assurée par la Ville de Paris, sont nombreuses. Au-delà de la restitution des décors et des façades, tout un travail doit être fait sur le désamiantage, l’acoustique, l’installation d’équipement technique et cinématographique, l’accessibilité et la sécurité. Trois salles sont aménagées. La grande salle Youssef Chahine restaurée comprend 334 fauteuils entre l’orchestre et le balcon. L’écran historique, de 6 mètres est conservé derrière le nouvel écran. Deux autres salles sont construites en sous-sol, l’une comprenant 136 places, et l’autre 71. Ces salles sont nouvelles mais pensées de façon à respecter une certaine cohérence esthétique avec le reste du bâtiment. Des lieux de vies sont également aménagés : au troisième étage, le bar et sa terrasse et au second, le salon.

En 2011, un appel d’offre accompagné d’un cahier des charges est émis par la Ville de Paris pour attribuer la délégation de service public. Le groupe CinéLouxor, composé de Carole Scotta, Martin Bidou de Haut et Court et d’Emmanuel Papillon, futur directeur de l’établissement, est retenu comme futur exploitant à la fin de l’année 2012. Le 17 avril 2013, leLouxor est inauguré. Ce lieu désormais historique a retrouvé son éclat et les lettres « LOUXOR – PALAIS DU CINEMA » s’exposent de nouveau fièrement sur le carrefour de Barbès. Les façades d’Henri Zipcy remplissent toujours leur rôle : attirer le regard des passants. Le Louxor, salle classée Art et Essai, propose aujourd’hui une programmation variée, comprenant de nombreux films en première exclusivité, avec une attention portée sur le cinéma du Sud et celui destiné aux enfants. Au-delà de sa dimension patrimoniale, qui suscite beaucoup d’intérêt, le Louxor est avant tout redevenu ce qu’il avait toujours été : une salle de cinéma.

Pour plus d'infos car je n'ai mis qu'un petit bout de l'article, vous pouvez taper: cinéma le Louxor et vous aurez tout l'historique

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Le Louxor (photographie Luc Boegly)

Puis direction la Brasserie Barbès, pour déjeuner copieusement d'une salade et d'un café chocolats. Vraiment très bon. Anciennement cette brasserie était un magasin: VANO, qui a brûlé.

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Et maintenant que nous avons le ventre bien rempli, en route pour la ballade. 1er arrêt: un magasins de perles. Sympa, mais les perles au détail sont relativement chères, donc je ne fait pas de folies, malgré la tentation des perles cloisonnées.

Puis nous remontons vers le marché St Pierre, au lieu des marchands de tissus, laine et mercerie, aujourdh'ui transformé en salle d'exposition, bar, et bibliothèque.

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Les marchands de tissus, de laine et mercerie sont maintenant installés tout autour, dans d'impressionnants magasins à étages. 

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Au rayon mercerie, j'ai vu beaucoup de galons et rubans pour faire de jolis bracelets, mais les fonds étant plutôt à la baisse, je n'ai hélas rien pu acheter.

Le Sacré Coeur, vu depuis la place du marché St Pierre

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Le même en entier, au pied du monument. Toujours aussi beau et majestueux

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Puis , au hasard de notre ballade, en remontant la rue Ronsard, vers la place des Abbesses, ces deux immeubles à la très belle architecture.

le 1er date de 1909

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Puis Place des Abbesses, l'étonnante église St jean de Montmartre, en briques, céramique et béton ciré

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Quelques explications:

"Pour Anatole de Baudot, le ciment armé offre à l'architecturela possibilité de revenir au principe de l'unité de structure abandonné depuis l'antiquité. De plus ce matériau présente le grand avantage d'abolir la distinction entre architecture riche et pauvre.Baudot a saisi dans toute son ampleur la caractéristique essentielle du ciment armé qui est le monolithisme.

La structure de l'église est particulièrement audacieuse: 26 piles de briques enfilées de section carrée de 50 cm X 50 cm, plantées en diagonale montent du sol de la crypte jusqu'à 25 mètres de haut.

Le clocher et la facade

Deux tourelles d'escaliers entourent une haute verrière. L'emploi du ciment armé en facade a amené Baudot à renouveler la technique de décoration: de l'alliance de la céramique et du ciment armé il a tiré une esthétique novatrice.

Les grès de Bigot, pastilles et triangles de grès cérame émaillés colorés ont été fixé dans le ciment frais."

L'intérieur contrairement aux autres églises est asez dépouillé

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Les vitraux

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Puis nous prenons le bus pour monter vers Montmartre, avec au passage Le Moulin de la Galette. la photo est floue, car je ne l'avais pas vu et Isabelle me l'a montré quand le bus redémarrait

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Arrivées sur la Butte, nous nous sommes arrêtées dans ce joli petit bistrot, dont les tables sont faites avec les côtés de caisses de vin

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Et c'est là que notre belle après midi a capoté: Isabelle vient de s'apercevoir qu'elle a perdu son portefeuille. Une seule solution: redescendre au marché St Pierre, voir si quelqu'un l'aurait trouvé et ramené ( on n'y croit pas tellement, mais bon).

Fin donc de la ballade.

Au passage quelques vues

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un peu déçue par la Place du Tertre, envahie maintenant par les tables des restaurants; les croqueurs de touristes n'ont plus maintenant qu'un tout petit bout de trottoir. C'est dommage, c'est toute l'ambiance même de cette place qui est dénaturée.

Le petit train

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Un mime

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Et le funiculaire qui nous redescend

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Voilà, je laisse Isabelle partir au commissariat et appeler sa banque.

Nous avons quand même passé une très belle journée, fait une belle ballade, riche de découvertes en tout genre pour moi.

Rendez-vous pris dans 15 mois, lors de mon retour de Tahiti pour continuer notre promenade.