Balades parisiennes: expo RERO à l'aquarium de Paris
Un encart dans un magazine qui m'interpelle :
""Immens(lim)itée: carte blanche à RERO à l'aquarium de Paris"
et une présentation sur le site de l'aquarium qui aiguise un peu plus ma curiosité:
Quelques recherches sur internet sur cet artiste que je ne connais pas:
Rero est un artiste français, pluridisciplinaire, né en 1983. Il vit et travaille actuellement à Paris.
Etudiant en sociologie et en économie, il s’adonne à la pratique du graffiti dans des lieux laissés àl’abandon ou dans des friches. Il laisse son empreinte sur les murs de Paris, et s’essaie au collage d’affiches figuratives.
C’est son activisme de rue qui va le faire entrer dans le monde de l’Art.
Il écrit ses messages énigmatiques en lettre capitale, avec la police d’écriture informatique « Verdana ». Puis il s’auto-censure lui-même en rayant d’un trait épais et noir son slogan, parce que « je raye les mots pour qu’on les voie davantage. Le fait qu’ils soient rayés donne envie de les lire. » disait Jean-Michel Basquiat cité par l’artiste.
Suite au trop plein d’images dont nous sommes tous abreuvés quotidiennement, Rero décide d’axer ses recherches sur la négation de l’image. Un concept qui est au centre de son art ! Il s’agit de multiplier le sens de la lecture : est-ce que c’est vrai ? est-ce que c’est l’inverse ?
L'artiste peint ses lettres au pochoir, son style est facilement reconnaissable : l’écriture Verdana devient sa signature, sa marque de fabrique. Il se réapproprie un langage contemporain pour le placer dans un contexte urbain.
Il interroge les codes de la propriété intellectuelle, de l’image ou du langage informatique et utilise l’humour (noir) et le non-sens pour s’adresser aux passants.
Il affiche ses slogans sur les murs, mais aussi au travers d’étonnantes installations.
Sa devise : « What you see is what you get » !
Voir mentalement un mot, et en lire exactement l’inverse…
Rero a exposé ses œuvres dans de nombreuses galeries à travers le monde (Paris, Los Angeles, New York, Cologne) et institutions publiques (Centre Georges Pompidou, Musée en Herbe, Musée de la Poste).
Source: blog.stripart.com
et hop mon billet est réservé pour découvrir ces messages barrés.
Dès l'entrée on est en immersion dans le monde de RERO
Messages sur les murs
sous forme de tableaux
et immergés dans certains bassins
et le mot de la fin; c'est celui qui m'a le plus plu, tellement dans le présent
Un peu surprise au début, j'ai finalement bien adhéré au concept de l'artiste. Quoi de mieux en effet, pour interpeller le passant que de barrer les messages délivrés.
Et pour le plaisir des yeux, quelques autres photos de poissons et autres....
Des poissons rasoirs qui se laissent porter par le courant la tête en bas; et des anguilles de jardin qui vivent cachées dans le sable, ne sortant la tête que pour se nourrir. Elles ne sortent jamais de leur trou même pour se reproduirent.
Méduses: Chrysaora du Pérou. Durée de vie d'une année seulement. Elles se nourrissent de larves de crustacés.
coraux phosphorescents
anémones très colorées
et pour la fin: les seigneurs des mers. Magnifiques!
Comment allier une immersion dans le monde sous marin, interpellé par un artiste dans le monde humain.



























