La coupe du monde de Kite surf à Pissevache
Cette nouvelle mission avec la Protection Civile m'a permis de découvrir le monde étonnant du kite surf. Bon je connaissais vaguement pour avoir vu des reportages à la télé, mais je ne m'y suis jamais vraiment intéressée.
Le kite surf qu'est-ce que c'est?
Le kitesurf est un sport qui se pratique sur l’eau, les jours de vent. Le concept est simple: avec une planche aux pieds et un genre de grand cerf-volant que l’on pilote à l’aide d’une barre, on se fait tracter sur l’eau.
Le kitesurf est classé parmi les sports extrêmes car il existe des risques. Avant de se mettre à l’eau, il est donc vraiment conseillé de suivre des cours avec un professionnel.
On y apprendra entre autre : à mesurer la force du vent (et connaître sa puissance par rapport au choix de l’aile), à identifier l’orientation du vent, quel matériel pour quelle morphologie, les points de sécurité, comment gréer son aile (la gonfler, la placer au sol, tirer ses lignes, les connecter à l’aile), à décoller son aile, le pilotage de l’aile sur sable, le pilotage de l’aile dans l’eau, la nage tractée, le water-start (lorsque planche au pied, on sort de l’eau pour commencer la navigation), et enfin, tirer ses bords, c'est-à-dire aller de gauche à droite sur le plan d’eau. On y apprend aussi les règles de priorité sur l’eau, et elles sont essentielles à connaître !
Les différentes disciplines :
Le freeride :
Le freeride consiste à rider sans un objectif précis si ce n’est celui de prendre du plaisir pendant sa session et de profiter au maximum des conditions sur le spot. Le freeride est un mix entre plusieurs disciplines, la vitesse, le carving, le surf et les jump !
Le freestyle :
Le freestyle en kitesurf consiste à réaliser des figures spécifiques lors de sa session. Il existe deux types de figures freestyle : les figures old-school et new-school.
Les figures old-school sont souvent impressionnantes car elles sont effectuées avec beaucoup d’amplitude dans les sauts. Il existe de multiples tricks old-school, néanmoins le board-off est la figure qui représente le mieux cette discipline.
Les figures newschool ou wakestyle (railey, back mobes, KGB etc.) s’effectuent avec l’aile en position basse et dehookés pour profiter de toute la puissance de l’aile dans les bras.
Pour pouvoir se mettre à l’eau, il y a des conditions obligatoires: le vent est l’acteur principal. Il faut qu’il soit assez fort pour pouvoir se faire tracter, qu’il soit régulier, qu’il soit bien orienté, et pas trop trop fort non plus, car c’est un coup à faire un transatlantique en un bond !
Il faut aussi un bon spot : qui permet de tirer ses lignes et de décoller son aile en toute sécurité. Avant de se lancer, il faut se renseigner sur le spot, savoir s’il y a du récif, du courant, des zones de déventes, etc.
Il vaut mieux se renseigner auprès des riders locaux et des écoles.
A Pissevache donc c'était la coupe du monde de free style qui se déroulait sur 4 jours, avec des participants venus d'un peu partout: France, Corse, Allemagne, Brésil, Italie, Lituanie, Espagne et bien d'autres (je n'ai pas tout en tête).
En presque direct, votre reportère préférée
Déjà pour y comprendre quelque chose, j'ai du demander des explications et surtout traduire le langage riders, incompréhensible pour les non initiés.
Une compétition se déroule en plusieurs Heats (manches) d'une durée fixée en fonction de la force du vent:
de 15 minutes si le vent n'est pas trop fort, à 4 mimutes si le vent est vraiment très fort.
Ici les heats duraient entre 14 et 17 minutes, avec 3 minutes de préparation.
La direction des affaires maritimes avaient fixé le nombre de riders dans chaque heat à 4. Chacun devant faire 7 tricks (sauts) dont seuls les 4 meilleurs étaient retenus pour le classement final. Chaque riders ayant un ordre de passage défini à l'avance.
Il y a aussi un jeu de drapeaux:
Rouge: les riders se préparent et se mettent en position.
Jaune: les riders sont à l'eau; ils ont alors 3 minutes pour s'échauffer, prendre la mesure de la mer et du vent.
Vert: c'est le top départ.
Voilà à quoi ressemble un panneau d'affichage de course
et un camp de kite surf
Cette année alors que nous sommes dans une région vraiment très venteuse, et bien le vent à fait des siennes en ne soufflant que peu, voir pas du tout ou alors dans tous les sens!
Le premier jour seuls les 14 ans ont pu aller jusqu'à la finale; les filles ont dû s'arrêter à la 1/2 finale. Les autres heats ont été annulé.
Le deuxième jour, vent très capricieux; les heats ont encore une fois été annulé pour la plupart.
Le troisième jour, un peu plus de vent. Les 19 ans sont entrés en action et les filles ont pu valider leurs derniers tricks.
Je me suis attachée à suivre la compétition de la championne du monde en titre depuis deux ans: Osaïa Reding, une française qui vit au Brésil.
D'abord, il faut gonfler la voile; et on pompe! et on pompe!
Voilà une fois gonflée, il ne reste plus qu'a accrocher les 4 lignes au leach. Ce dernier étant fixé sur une ceinture qui ceint le rider.
En général les riders ont 3 jeu de voile, dont les numéros vont de 6 à 16. La voile sera choisie en fonction du vent: plus le vent est fort et moins le chiffre est élevé.
Drapeau rouge: sur le départ
Drapeau jaune: mise à l'eau
Drapeau vert: top départ
un superbe trick
suivi d'un grave ( le fait d'attraper la planche avec la main) ce qui rapporte encore plus de point
et une réception parfaite
Bravo championne. Bien partie pour conserver son titre. Cela se jouera le weekend prochain à Tarifa.
Le dernier jour enfin des conditions au top. Tous les riders ont pu enfin s'exprimer et nous faire bénéficier d'un superbe spectacle, avec des tricks fabuleux.
Là c'était du bonheur de les regarder.
Dans le même temps se déroulait les championnats de wind foil. Eux ont des voiles beaucoup plus petites qui ne sont pas attachées. De plus le foil leur permet d'aller beaucoup plus vite du fait que la planche ne touche pas l'eau. Ils font aussi de belles figures.
Le foil est une planche équipée d’un grand mat prolongé d’une aile (un genre d’aileron) qui permet à la planche de se surélever de l’eau. La pratique est assez complexe, mais c’est une alternative qui permet de kiter les jours de vent faible et qui offre d’autres perspectives de navigation et de nouvelles sensations
Le dernier jour ils faisaient des sauts impressionnants; hélas je n'ai pas pu les photographier car .... je suis tombée en panne de batterie! Grosse erreur de ma part!
Ainsi se termine ces 4 journées. Même si elles nous ont paru très longues( et encore plus pour les riders), j'ai bien aimé tout ce monde et cette ambiance très chaleureuse et sympathique.
Hélas pour nous mais tant mieux pour les riders nous n'avons pas eu à intervenir, à part un pansement sur une ampoule et un léger hématome sur un nez.
Je suis prête à re signer pour l'année prochaine!


































