Saint Martin de Valgagues: ici et là
En sortant de l'église, et bien que la secrétaire de mairie m'ai dit que c'était véritablement le seul point d'intérêt, je me suis baladée un peu autour, à la recherche de quelques vestiges de l'époque minière.
Ce trompel'oeil résume bien l'histoire de la ville, depuis l'activité minière jusqu'au pôle mécanique.
Au cours de la révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Mont-Valgalgues parfois retranscrit en Mont-Valgue.
Située sur le passage de la voie Regordane, Saint Martin de Valgalgues fut une seigneurie appartenant, du XVIIIe siècleau commandeur de Saint-Christol. Ce fut l'un des berceaux des mines de charbon des Cévennes, à l'époque de Pierre-François Tubeuf, (qui en 1773 obtient la concession exclusive des mines dans toute la région des Basses Cévennes. Il fait creuser de nouveaux puits, plus profonds et plus sophistiqués avec des systèmes de ventilation et de drainage) et des premiers entrepreneurs du charbon français.
Le charbon est pour Alès et plus tard Saint Martin, mais aussi la métallurgie (liée avec la ressource en charbon). Les hauts fourneaux se trouvent d’ailleurs sur Alès. En 1840, la commune de Saint Martin demande un échange de terrains avec Alès. En effet une partie du territoire est situé outre gardon à La Royale, (une partie étant Saint Martinoise) et le conseil municipal de l’époque demande à échanger cette portion contre le territoire de Tamaris, sur lesquels sont construits les hauts fourneaux, fonderies et forges. Le sous-préfet émet un avis favorable, contrairement à Alès qui s’y oppose formellement y voyant un manque à gagner important.
En arrivant sur Saint Martin on ne peut pas louper le rond point où trône la molette du puit Destival
Un long muret avec diverses sculptures
mène à un petit square où se trouve une stèle commémorative
Saint-Martin-de-Valgalgues fut touchée par deux catastrophes au fond des puits de mines en 1896 et en 1912 faisant de nombreuses victimes.
" Fontanes, le 02 juin 1896: à 16h de violentes secousses ébranlent la galerie du niveau 25. Les parois de la mine cèdent sous la presson du grisou, dans une galerie de 100m de long. 24 mineures sur les 32 présents à ce moment, trouveront la mort.
Le 23 novembre 1912, un tir effectué à l'étage 260 occaionne un éboulement en cloche qui fait tomber une tonne de charbon. dans la nuit, un dégagement se produit dans le traçage projetant 400 tonnes de charbon. L'acide carbonique envahi les galeries et surprend 24 mineurs dont les lampes s'éteignent et qui ne peuvent se sauver dans l'onscurité. Tous mourront."
Pour finir sur une note plus gaie, la croix occitane, vue devant l'école
Une ville en périphérie d'Alès qui garde son aspect petit village. Très agréable de s'y promener.











