La deuxième ville fortifiée par Vauban dans la région.

Pour faire suite à la demande de Mimi je vous met la carte de notre parocurs, qui sera écourté à cause du mauvais temps ( la tempête Gloria allait sévir)

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1ère partie

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2ème partie

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Un peu d'histoire:

La ville fortifiée de Mont Louis a pour origine le traité des Pyrénées signé en 1659, qui créé une nouvelle frontière entre les royaumes de France et d'Espagne. Louis XIV a chargé Vauban, commissaire général des fortifications, d'établir une forteresse dans le but de verrouiller les passages commandant l'entrée de la Cerdagne française.

Outre la position stratégique en tête de défilé, le site de Mont Louis présentait de nombreux avantages financiers: le côté nord-est, très abrupt et surplombant la Têt, ne nécessitait ni fossé à creuser, ni large rempart à construire. De plus, les matériaux se trouvaient à proximité. Vauban écrit à ce sujet:

"Commodités de la vie puisqu'il y a un village dans le lieu même... des fontaines, cultures, moulins, bois, pacages... De plus on y jouit d'un air un peu froid à la vérité, mais si sain que les habitants m'ont dit leur être ordinaire d'y vivre des 80 ou 90 jusqu'à 100 ans."

Vauban a retenu l'emplacement de Mont Louis en 1679. Le gros oeuvre était accompli dès octobre 1681 et les travaux étaient presque entièrement achevés dix ans après le premier coup de pioche. La réalisation comprenait alors la citadelle pouvant accueillir 4000 hommes et 300 chevaux, un hôpital et une ville civile. Vauban fit construire plus tard une église et des casernes.

Le plan est conçu avec deux enceintes étagées. dans la partie haute, la citadelle pour la garnison et en contrebas, la ville prévue pour loger une petite bourgeoisie d'artisans et de commerçants, ainsi que des casernes d'infanterie.

Ici sur la demie-lune se dressait le poste d'octroi (péage) où les denrées entrant dans la ville étaient taxées. Deux portes, autrefois munies de pont-levis aujourd'hui disparus, permettent l'accès à la ville: la Porte de France puis la Porte Royale avec son tunnel.

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La citadelle domine la ville. Elle a les mêmes caractéristiques que l'enceinte extérieure: remparts, bastions, fossés, demi lune, qui lui confère cette forme d'étoile.

La citadelle a conservée sa vocation miitaire. Actuellement c'est le Centre National d'Entrainement Commando - 1er choc, qui occupe les lieux.

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Nous passons la porte aux vaches pour emprunter le chemin qui nous permet de faire le tour complet de l'enceinte extérieure.

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La porte aux vaches n'existait pas à l'origine. Elle a été percée par les habitants pour sortir les troupeaux. Aux dessus on peut voir des meurtrières.

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Réalisées de part et d'autre de la porte d'entrée, les casernes adossées aux remparts servent de logements aux soldats. En 1700, la caserne de la Perche proposait 41 chambres pouvant contenir environ 15 hommes chacune. Les chambres basses du rez de chaussée pouvaient servir d'écurie pour 32 chevaux d'un escadron.

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Edifié vers 1685, le puit de la ville alimente la cité en eau pour les usages domestiques. En 1782, les habitants se plaignent de la qualité de son eau: elle ne dissout pas le savon, cuit très mal les légumes et est impropre à la boisson.

En 1824 sa contenance est estimée à 12 000 litres.

Ce bâtiment carré avec un toit à 4 pentes couvert d'ardoises était à l'origine ouvert sur 2 côtés. A l'intérieur une charpente surdimensionnée devait assurer la protection du puit en évitant son effondrement.

Le bâtiment est remanié au XIXè: les ouvertures sont fermées et la zone d'approvisionnement en eau, condamnée.

Son utilisation moderne sera alors: marché couvert, caserne des pompiers, syndicat d'initiative; aujourd'hui c'est une salle d'exposition.

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En 1850, le remaniement de la fontaine Saint Louis permet l'alimentation en eau du lavoir. Les bougadères y lavaient leur linge dans une eau glaciale.

Dans ce lieu de rencontre, les mains se réchauffent dans l'eau chaude d'un seau, tandis que les langues s'activent au rythme des battoirs. Les draps soulevés grâce à de longues perches en noisetiers, étaient mis à égoutter au-dessus du bassin. puis on les transportaient dans des corbeilles où des brouettes et mis à sécher au soleil en haut du village.

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L'église est due à l'intervention du Roi, tant dans sa conception que dans sa réalisation.

Bien que construite au XVIIIè elle est de style XVIIè. Commencée en 1733, elle sera terminée en 1737. Elle est marquée par le style des ingénieurs miliaires: son tracé est d'une rigueur géométrique, elle n'a qu'une nef unique et possèdes 8 chapelles latérales.

La hauteur du clocher est limité pour ne pas servir de repère à l'ennemi.

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Le retable du maître hôtel Sait Louis remonte au début du XIXè.

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Pour finir une vue sur les montagnes environnantes.

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Canigou

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Gallinas

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Rodoun

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Cambre d'Aze

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Ainsi se termine notre visite. Nous n'irons pas voir la citadelle car les visites ne se font pas en entrée libre, uniquement deux fois par jour (le matin et l'après midi) à des heures bien définies , encadrées par les miliaires et on doit laisser les portables, tablettes et autres appareils photos à l'entrée.

A mon goût j'ai préféré Villefranche de Conflent que j'ai trouvé plus authentique, mais c'est quand même une sacrée réalisation.

Et rappelez-vous la devise:

"Ville assiégée par Vauban, ville prise.

Ville fortifiée par Vauban, ville imprenable."