1ère étape de notre balade en direction des Pyrénées Catalanes.

A la suite d'un reportage vu à la télé, nous étions curieux d'aller voir çà de près.

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D'abord un petit topo, source le site des orgues.

Le site des Orgues d’Ille sur Têt présente des formes de relief particulières que l’on appelle « Cheminées de fées » ou « Demoiselles Coiffées »

Les paysages de cheminées de Fées sont souvent exceptionnels et généralement protégés.

Une cheminée de fée est un modelé d’érosion différentielle qui se présente sous la forme d’une colonne de roche tendre surmontée par une coiffe plus résistante. L’action des agents d’érosion est plus intense sur la partie tendre, donc sur la colonne dont le diamètre diminue au fil du temps. L’érosion aidant, le chapeau perd progressivement ses assises, il finira par s’effondrer, d’un bloc ou en morceaux selon sa morphologie. Une fois sa coiffe perdue, la colonne s’estompe beaucoup plus vite.

Le site des Orgues doit sa coiffe et par extension son existence aux premiers froids quaternaires

Aujourd’hui l’évolution du site est rapide, les falaises de matière sédimentaire sont à nu. Quelques îlots de végétation subsistent sur les sommets, ils sont trop disséminés pour préserver efficacement les sols de l’érosion.

L’intensité des pluies méditerranéennes n’aide pas. Ces précipitations violentes favorisent le ruissellement : les incisions linéaires sont vives, les pentes dévégétalisées sont entaillées de ravines, les sols s’appauvrissent puis partent avec le lessivage. Sur les parois verticales, l’érosion est devenue maitresse du lieu, à part quelques mousses et lichens, les plantes ne peuvent plus recoloniser l’espace.

Au contraire, les pentes les plus douces sont encore végétalisées et donc protégées. Elles sont recouvertes d’essences méditerranéennes capables de résister à l’aridité estivale. On retrouve des chênes verts, des chênes pubescents, des pistachiers lentisques, des arbousiers, de la lavande stoechas, des immortelles communes, du thym, du romarin, des cistes cotonneux, des cistes à feuilles de laurier, des cistes de Montpellier, de la bruyère arborescente, des asparagus etc.

Le site présente donc un aspect contrasté ou la végétation dispute à la roche dénudée l’espace nécessaire à sa survie.

Un parcours balisé d'environ 45 minutes au beau milieu de ces falaises et cheminées. Assez impressionnant. Par contre  il y a pas mal d'endroits fermés au public; de même contrairement au reportage, nous ne pouvons pas monter sur les hauteurs du site, c'est un peu dommage, bien que je comprenne tout à fait qu'il faille protéger ce site très fragile.

Maquette du site

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Place aux photos.

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Quelques détails

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Un paysage grandiose qui vaut le détour. Encore mieux si vous pouvez faire la visite guidée (se renseigner au guichet).