Retour dans l'île  de Ste Lucie pour cette sortie nature consacrée  aux insectes musicaux, toujours organisé par le Parc Régional.

C'est Stéphanie qui sera notre guide, une véritable passionnée des insectes, avec qui j'avais fait la sortie scorpion l'année dernière. 

Notre balade de 3 km nous mènera de l'autre côté du canal de la Robine, du côté  milieu sec, pinède et garrigue.

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Les premiers insectes que nous trouvons n'ont rien de musicaux, mais sont intéressants.

Il faut que je précise que si nous avons pu observer certains insectes dans la nature, pour d'autres il a fallu les capturer dans un filet et les mettre dans une boîte loupe; boîtes qui commencent à  être  usagées,  donc mes photos ne sont pas toujours nettes.

On commence par une belle scolie des jardins

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Suivi d'un cloporte; savez vous qu'il fait partie de la famille des crustacés ? 

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Puis c'est au tour d'un criquet ailes bleues de se faire capturer. Le rouge que vous voyez sur le doigt de la guide n'est pas du sang mais un jet de salive qu'il a lancė n'étant pas content de s'être  fait capturer. Les petits points rouges sur les ailes sont des parasites du genre acariens.

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Sur cette photo la guide nous montre les ailes marrons plus dures et solides qui servent à  protéger les ailes bleues

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Et comme nous sommes avec les petites bêtes  sauteuses, voilà une belle sauterelle reconnaissable à  ses longues antennes fines et à  son sabre qui lui sert à  creuser le sol pour y enfouir ses oeufs. Quand à  son chant il provient du frottement des pattes arrières contre ses ailes.

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Une bêbête que nous connaissons toutes et tous et que nous n'aimons pas particulièrement, la guêpe  sociale. Et savez-vous qu'elles ont inventė la clim? En fait lorsqu'elles se posent à  la  surface de l'eau, nous pensons qu'elles boivent; et bien non! Elles remplissent leur abdomen d'eau et retournent au nid sur lequel elles crachent l'eau en battant des ailes; et voilà  un nid climatisé.  Alors pas folle la guêpe ?!

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Bon c'est bien joli tout ce petit monde, mais nous on est venu pour les insectes musicaux! Patience on y arrive! Et pour chanter je peux vous dire que ça  y va! Une vraie symphonie!

Il faut dire qu'il y a urgence car les mâles et les femelles n'ont que 3 semaines pour s'accoupler. Et encore se sont les mâles  les plus chanceux car dès  qu'une femelle est fécondée,  ils se dépêchent d'aller jouer la sérénade à  une autre et ainsi de suite, alors que la femelle,une fois ses oeufs déposés  n'aura que quelques jours à  vivre!

 Et si comme moi vous pensiez que le chant des cigales se faisait par le frottement des ailes ou des pattes, tout faux. 

Le mâle  possède à  la base de l'abdomen des cymbales, deux membranes qui sont mises en vibration par un muscle. On appelle cela la cymbalisation

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Nous avons eu la chance de voir un accouplement qui peut durer de quelques minutes à  1h.

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.Et à deux pontes

Une de cigale grise reconnaissable aux tâches noires de ses ailes

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Et une de grande cigale

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Après  l'accouplement la cigale va à  l'aide de son ovipositeur, sorte de rostre épais, percer l'ėcorce ou les tiges des graminées pour y déposer jusqu'à 500 oeufs. Au début de l'automne, les larves se laissent tomber au sol et s'enfoncent dans la terre ou elles resteront de 3 à  7 ans, creusant des galeries et se nourrissant de la sève des végétaux.

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Au bout de ce temps, un bébé  cigale sort de terre pour accomplir sa dernière  mue. On trouve alors un peu partout des exuvies de cigales. Le bébé  cigale est alors vert, de la couleur de son sang et mettra jusqu'à  4 h pour sécher au soleil, prendre sa teinte et son envol.

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Vous voilà  incollable sur le cycle de vie des cigales.

La balade continue, nous rencontrons une impressionnante guepe solitaire, chasseuse d'araignée  loup. Elle pique l'araignée  pour la paralyser et l'entraîne dans son terrier. La 1ere sert de garde manger, les suivantes d'éclosoire. En effet la guêpe  y pondra ses oeufs  et les petits se nourriront des araignées  vivantes mais paralysées.  Qu'elle cruauté!

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Une azil, mouche prédatrice

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Un fourmilion il creuse un terrier en entonnoir dans lequel il dépose ses oeufs. Pour se nourrir les larves attendent qu'une proie se pose à  l'orifice du terrier et leur jettent des petits cailloux jusqu'à  déstabiliser la proie qui tombe entre leur patte.

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Et un fourmilion géant, magnifique

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Un chevron blanc

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Une guêpe  prėdatrice de chenilles et araignées 

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Une jolie punaise mordorée

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Et quelques beaux spécimens d'argiope lobbė. En plein repas.

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Elle n'est pas dangereuse, mais sa morsure est douloureuse. La plaie peut nécroser et mettre jusqu'à  6 mois à  guérir.

Celle ci à  fait un tourbillon pour stabiliser sa toile.

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Regardez la différence de taille entre le mâle  à  gauche et la femelle.

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Et celle ci vient de finir sa mue

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Moi qui suis arachnophobe j'ai même  pas eu peur. Au contraire j'ėtais fascinée,  comme hypnotisée.

Nous arrivons sur les hauteurs avec une vue magnifique sur l'étang et le canal de la Robine

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La vie dans les étangs

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Et nous terminons la balade avec l'ancienne cantine, où venait se restaurer tous ceux qui travaillaient dans l'île,  notamment dans les salins.

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Une super sortie nature que j'ai grandement apprécié. J'ai appris pleins de choses et vue des bestioles étonnantes.

Un grand merci à  notre guide pour ces découvertes. 

 Et pour finir,  ce gros insecte rose, non identifié. Lol! Merci Erika!

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