Tournons le dos à la fontaine pour entrer dans l'église.

 L’église actuelle faut construite en 1211 à l’emplacement d’une première église devenue trop petite pour accueillir la population du bourg Saint-Germain. Sa première pierre fut posée par Anne d’Autriche en février 1646, mais à cause d’un manque d’argent et de désaccords entre architectes, sa construction ne s’acheva qu’au 18e siècle.

L’église Saint-Sulpice est, par ses dimensions intérieures, l’une des plus grandes de Paris (110 mètres de long sur 56 mètres de large et 33 mètres de haut).

Le style choisi est le classicisme avec abondance d'éléments corinthiens. La décoration sculptée (chapiteaux, angelots et vases de flammes) fait corps avec la pierre, donnant à l'ensemble un bel équilibre architectural, très ordonné.

Chapelles rayonnantes, chœur et une bonne partie du bras nord du transept sont construits, quand soudain tout s'arrête par manque de fonds. Quarante ans vont passer. C'est l'énergique curé Jean-Baptiste Languet de Cergy (1675-1750) qui fera redémarrer le chantier en 1719 grâce à sa loterie. Elle va remplir les caisses et permettre l'achèvement de la construction dès 1733. On s'occupe alors de la façade. Elle sera l'œuvre de Jean-Nicolas Servandoni (1695-1766) pour les deux premiers étages et de Jean-François Chalgrin (1739-1811) pour les tours.

À noter que les deux tours de l’église sont d’architecture différentes : l’architecte Servandoni, à qui l’on doit la façade de l’église, n’avait pas terminé les tours lorsqu’il fut remplacé par Oudot de Maclaurin, chargé de construire des tours différentes au projet initial. Mais celles-ci déplurent, et ce fut l’architecte Chalgrin qui fut une nouvelle fois chargé de les reconstruire. Il acheva la tour Nord en 1788, tandis que la révolution l’empêcha d’en faire de même pour la tour sud. Elle attend d’être finie depuis plus de 2 siècles !

L'église Saint-Sulpice dans la deuxième moitié du XIXe siècle Le péristyle du second étage est orné de statues de Simon Boizot et de Louis-Philippe Mouchy.

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La façade de Saint-Sulpice. La construction de l'église a commencé par la chapelle axiale, le déambulatoire, puis le chœur, le transept et la nef. Vint la nécessité en 1726 de choisir une façade. C'est l'architecte, peintre et décorateur Jean-Nicolas Servandoni (1695-1766) qui sortit vainqueur du concours. Son projet, de style classique, présente le concept innovant de deux péristyles superposés, bordés de deux tours latérales. Cette architecture, qui fait la part belle aux lignes droites, fera école. Chaque péristyle soutient une série de linteaux, le tout est couronné d'un large fronton.

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Côté sud avec sur le dôme, en bas à droite un pélican

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Le pélican

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La tour nord construite de 1775 à 1780 selon les plans de l'architecte Jean François Chagrin. L'étage du haut est orné des statues des 4 évangélistes

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La statue de St Pierre par Eugène Emile Thomas

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Un des deux bénitiers de Jean Baptiste; celui ci est orné d'une pieuvre

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La nef de style très classique, dûe à Gilles Marie Oppenord

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La chair à prêcher

Réalisée en 1788, c'est une pièce d'architecture aussi originale que magnifique. Elle donne l'impression d'être en suspension dans l'air. Son créateur, Charles de Wailly, également auteur du théâtre de l'Odéon, n'a pas voulu réaliser une nième chaire adossée à une colonne de la nef. Son projet, d'un style très classique, était novateur pour l'époque. Sa chaire est marquée par un grand sens de l'équilibre tant au niveau des formes que des couleurs. Les allégories des vertus théologales (Foi et Espérance), figées sur les piédestaux, semblent peser de tout leur poids pour stabiliser cette élégante construction que sa légèreté apparente semble menacer d'écroulement. Sur l'abat-voix, la Charité (troisième vertu théologale) a été sculptée dans le bois par Jacques-Edme Dumont.

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Le banc d'oeuvre et son magnifique Christ en croix d'Etienne Hippolyte Maindran

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La voûte à la croisée du transept culmine à 33 mètres (35 m à Notre-Dame de Paris)

Au niveau architectural, cette voûte n'a pas de tambour et est ornée de quatre médaillons dus à François Lemoyne et Claude-Guy Hallé .

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Chapitaux corinthiens ornés d'angelots

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chapitaux corinthiens ornés de vases de fleurs

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Le bas côté sud

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Le choeur: l'orfèvrerie du maître hôtel et des portes cierges date du XIXè.

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Les statues des piliers sont d'Edme Bouchardon et datent du XVIIIè.

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La plupart des vitraux sont en verre blanc, comme à St Eustache, pour laisser passer la lumière naturelle. Mais il y a aussi quelques beaux vitraux dans le choeur et les chapelles

Résurection du Christ - 1672

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St Sulpice et Jean Jacques Olier en adoration devant le sacré coeur - 1885

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la monstrance: 3 anges en adoration devant l'ostensoir - 1673

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L'orgue: le buffet a été dessiné par Jean François Chalguin en 1781

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L'orgue de Saint-Sulpice jouit d'une renommée internationale. Construit par Cliquot en 1781 (avec 5 claviers et 64 jeux), on le regardait déjà, à l'époque, comme l'un des meilleurs du royaume. Aristide Cavaillé-Coll le reconstruisit de 1857 à 1861 (avec cent jeux). Il réutilisa de nombreux éléments créés par Cliquot pour lier la tradition classique au romantisme. Le XXe siècle a respecté cet illustre instrument : il a conservé toutes ses caractéristiques d'origine. Charles-Marie Widor et Marcel Dupré en furent titulaires.

Au centre, en haut: David jouant de la harpe

En haut: des angelots musiciens

Au centre:anges musiciens

A droite: femmes tenant une corne d'abondance (sur le buffet d'orgue)

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Fin de cette première partie; à suivre les chapelles