C'est un cimetière où je me rend à chacun de mes retours car ma famille y est enterrée. mais je n'avais jamais pris la peine de le visiter. En fait je ne savais même pas qu'il y avait autant de "célébritées". C'est en discutant avec une amie de très longue date et ancienne collègue de bureau, que nous avons décidé de nous y ballader, comme de milliers de touristes d'ailleurs (cela m'a aussi beaucoup étonnée).

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Mais d'abord un peu d'histoire (merci wikipedia)

Le cimetière du Père Lachaise tient son nom du confesseur du roi Louis XIV, le père François d’Aix de La Chaise. Il s’agit de la nécropole la plus prestigieuse et la plus visitée de Paris. Située dans le 20e arrondissement de la capitale, elle s’étend sur 44 hectares et totalise 70 000 concessions. La conception du cimetière mêle parc à l’anglaise et lieu de recueillement. Tous les styles de l’art funéraire sont représentés : tombe gothique, caveau haussmannien, mausolée à l’antique… Sur les chemins verdoyants, le visiteur croise les sépultures d’hommes et de femmes célèbres : Honoré de Balzac, Guillaume Apollinaire, Frédéric Chopin, Colette, Jean-François Champollion, Jean de La Fontaine, Molière, Yves Montand, Simone Signoret, Jim Morrison, Alfred de Musset, Edith Piaf, Camille Pissarro, Oscar Wilde.

Une des collines de Paris, appelée Champ-l'Évêque car elle appartenait au Moyen Âge à l'évêque de Paris, prit au XIIe siècle le nom de Mont-aux-Vignes, pour les cultures que l'on y réalisait alors. En 1430, un riche commerçant du nom de Régnault de Wandonne acheta le domaine afin d'y faire construire une maison cossue : une folie. C'est l'origine du nom de l'actuelle rue de la Folie-Regnault dans le 11e arrondissement.

Deux siècles plus tard, les Jésuites acquièrent le terrain pour en faire un lieu de repos et de convalescence. La maison accueille quelques heures le jeune roi Louis XIV venu assister sur ces hauteurs à des combats lors de la Fronde. Cet événement donnera au lieu le nom de Mont-Louis. Mais le plus illustre occupant fut François d'Aix de La Chaise (1624-1709), dit le Père La Chaise, confesseur du roi de France Louis XIV, qui exerça une influence modératrice sur celui-ci dans la lutte contre le jansénisme. Il y demeurera de 1675 jusqu'à sa mort en 1709.

Le Mont-Louis était séparé du parc de Ménilmontant par le chemin des Partants5.

Le comte de La Chaise, frère du père jésuite, donna de nombreuses fêtes sur le domaine, ce qui contribua à son agrandissement et son embellissement. Mais en 1762, la Compagnie de Jésus fut contrainte de céder le terrain en raison d'une dette du père de Jacy. Au fil des années, les jardins furent laissés à l'abandon et les propriétaires se succédèrent, pour revenir, le 9 Ventôse an XI au préfet de la Seine, Nicolas Frochot, contre la somme de 180 000 francs.

À la suite de la fermeture du cimetière des Innocents le 1er décembre 1780, en application tardive de la loi de 1765 qui interdisait les cimetières en ville, Paris commença à manquer de lieux de sépultures.

Napoléon Bonaparte, consul, décréta que « chaque citoyen a le droit d'être enterré quelle que soit sa race ou sa religion », réglant le cas des mécréants, des excommuniés, des comédiens et des pauvres.

Le 12 juin 1804, un décret impérial sur les sépultures fixa définitivement les règles devant être appliquées pour l'emplacement et l'organisation des cimetières6.

Au début du XIXe siècle furent ainsi créés plusieurs nouveaux cimetières hors des limites de la capitale : le cimetière de Montmartre au nord, le cimetière de l'Est, le cimetière de Montparnasse au sud et, à l'ouest de la ville, le cimetière de Passy.

Le préfet de Paris décréta la transformation des 17 hectares de Mont-Louis en cimetière de l'Est. La conception du cimetière fut confiée à l'architecte néo-classique Alexandre-Théodore Brongniart en 1803. En tant qu'inspecteur général en chef de la deuxième section des travaux publics du département de la Seine et de la Ville de Paris, Brongniart dessinera les grands axes sous la forme, pour la première fois, d'un immense jardin à l'anglaise, aux allées accidentées, pourvues d'arbres et de plantes aux essences diverses et bordées de sépultures sculptées. Il projettera des monuments funéraires dont finalement un seul sera réalisé : celui de la sépulture de la famille Greffulhe, au style néo-gothique épuré.

Le cimetière fut ouvert le 21 mai 1804 (1er prairial an XII), et la première inhumation, celle d'une petite fille de cinq ans, Adélaïde Paillard de Villeneuve, fille d'un porte-sonnette du faubourg Saint-Antoine, eut lieu dès le 1er prairial ou peut-être le 15 prairial (4 juin)

C'est donc armé de notre liste et d'un plan que nous sommes parties à la recherche des tombes. Et là je peux vous dire qu'on a sacrément galéré! Pas évident de s'y retrouver dans l'immensité de ce cimetière, d'autant que les tombes sont disséminées un peu aux quatres coins. Nous avons plusieurs fois demandé notre chemin, jusqu'à ce que l'on tombe sur un "personnage", peut être quelqu'un qui s'occupe des tombes (il avait un balai et un arrosoire à la main) qui nous a trouvé fort sympathique et qui nous a guidé dans le cimetière qu'il connaît comme sa poche! Il nous a même emmené sur des tombes qui n'était pas sur notre liste.

Il n'arrêtait de dire:

-" allez viens on va aller voir un tel, "

-"ah tiens, on va passer par là, tu verra aussi celle là"

Avec ma copine on était morte de rire, car c'est vraiment un sacré personnage; il nous a emmené dans des tas de coins et recoins! Sans lui on n'aurait jamais vu tout ce que je vais vous montrer. Au début on était juste ma copine et moi, puis des gens se sont greffés, au final on s'est retrouvé une dizaine, suivant notre "guide" et serpentant entre les tombes. Un régal et au final une marche de 3 heures!!

En premier le crématorium

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et le colombarium extérieur et intérieur. L'intérieur est vraiment flippant, l'extérieur un peu moins bien qu'il s'étende sur des dizaines et des dizaines de mètres.

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A l'intérieur la plaque en l'honneur de Maria Callas

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Vues générales

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Allez en route, allons rendre visite à quelques gens célèbres, en plus vous n'aurez pas besoin de marcher sur les pavés!

tombes 1

Celle en haut, à droite c'est Montand et Signoret

tombes 2

celle de gauche est celle d'Higelin

tombes 3

tombes 4

tombes 5

tombes 6

tombes 7

et la dernière

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Voilà fin de la visite; nous quittons presque à regret notre guide improvisé en le remerciant chaleureusement, et avons hâte d'aller nous assoir dans le métro!

En tout cas une chouette visite, en plus sous le soleil.