Comme à chaque fois que je monte à Paris, j'en profite pour me faire quelques expositions. Et celle là elle était programmée depuis bien longtemps, Yves Saint Laurent représentant à mes yeux, LE couturier par excellence.

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Après une première tentative raté (je m'étais trompée de date), nous y sommes retournée avec ma fille et ce dès l'ouverture.

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Pour sa première exposition temporaire, le musée Yves Saint Laurent a donc décidé de présenter un ensemble de créations du couturier inspiré de la Chine, de l'Inde et du Japon. Une vision rêvée qu'il a puisé dans ses lectures et dans les objets d'art qu'il collectionne. Le couturier a plongé au coeur des coutumes locales, afin de proposer une représentation sublimée de traditions vestimentaires. (Source: le flyer du musée)

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La Chine impériale

Yves Saint Laurent ne découvrit la Chine que tardivement en 1985, à l'occaion de l'inauguration de l'exposition au Palais des Beaux Arts de Pékin. Son appréhension de ce pays et de sa culture s'est construite grâce  aux livres, au cinéma, au théâtre et aux objets collectionnés avec pierre Bergé. De cette Chine, il reprend les vêtements amples, caractéristiques d'un haut rang social. (source flyer du musée)

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Ensemble du soir, collection automne hiver 1977: manteau de soie damassé doublé de renard noir. Blouse en crêpe de soie.

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Veste courte de cavalier, motifs dragons.

La Chine florale

Dans ses créations d'inspiration chinoise, Yves Saint Laurent emploie de façon récurente des motifs floraux qui renvoient à l'Extrême-Orient. La fleur incarne cette nature éphémère et fugitive à laquelle le taoïsme est particulièrement sensible. ce répertoire donne lieu à une interprétation très vive de la couleur. (source flyer du musée)

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Tuniques et knickers de satin de soie, brodés de fils de soie. Collection automne hiver 1970

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Ensemble de soie damassée et velours de soie. Collection automne hiver 1995

L'Inde

L'inde est une source d'inspiration importante dans l'oeuvre du couturier. Dès la première collection du printemps été 1962, il réinterprète les vêtements de la garde robe princière, dans une vision personnelle et féminisée du manteau traditionnel indien. En 1969 il propose une version occidentalisée du pyjama. Plus tard il fait défiler des robes drapées qui reprennent les fondamentaux du sari, tenue traditionnelle de l'Inde du Sud. (source flyer du musée)

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Ensemble de soir, veste gros grain de soie brodé de perles et passementerie. Robe soie de gros grain de soieet de faille de soie moirée; ceinture drapée faille de soie. Collection printemps été 1982.

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Le Japon

Le Japon qu'il visite dès 1963, incarne pour le couturier les "noces du passé et du présent. Fasciné par son raffinement délicat, il explore en 1994 le vêtement traditionnel qu'est le kimono, près de trente ans après sa découverte du pays. Il en donne une version qui conserve la fluidité de ses lignes, accompagnant la silhouette dans le mouvement au lieu de la contraindre. (source flyer du musée)

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Il va donner au kimono une version conforme à l'esprit du Japon, conservant la fluidité de ses lignes qui accompagne la silhouette dans le mouvement, réminiscence des estampes polychromes qu'il avait en sa possession. Le Japon constitue le point de départ d'une création, mais aussi un hommage à la grâce des courtisanes déambulant dans les petites ruelles de Gion. (source panneau du musée)

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Veste du soir "Iris", hommage à Van Gogh. Veste d'organza de soie brodée de paillettes, perles et rubans peints. Collection printemps été 1988.

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Ensemble soir en soie damassée et lamée. Applications de pasementerie brodée de perles et cordons de passementerie à pmpons de perles.

Quelques croquis

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des bijoux toujours assez extravagants et volumineux

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et le fameux coeur, un emblème fort et cher au couturier. Il fait parti de pratiquement toutes ses collections.

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Et en fin de visite, un moment fort en émotion pour moi, quand nous pénétrons dans son bureau. Je m'attendais presque à le voir arriver. J'e avais les larmes aux yeux.

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Et bien sûr son fidèle Moujik

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Opium

En octobre 1977, quelques semaines après le défilé de la collection chinoise, Yves Saint Laurent créé un tout nouveau parfum, Opium, pour lequel il dessine, écrit et valide chaque étape du procesus de fabrication. Le facon imaginé par Pierre Dinand s'inspire des "inro" japonais, de petites boîtes destinées à contenir des médicaments. La campagne publicitaire est transgressive et percutente et le lancement du parfum fait scandale, aux Etats Unis notamment.(source flyer du musée)

Petit diaporama de la saga Opium fait à partir du diaporama du musée.

Voilà pour cette splendide exposition retraçant une courte , mais oh combien fascinante période de l'oeuvre de Monsieur Saint laurent. Je suis une fan de la première heure, et moi aussi je m'adonne à Yves Saint Laurent mais je suis plutôt Rive Gauche, quoique j'aime bien le Black Opium. Question mode, je trouve qu'après Christian Dior, il était un des rares à savoir sublimer la femme. Bien que Jean Paul Gaultier que j'adore me semble être son digne héritier! Propos qui m'engage que moi.

J'ai eu la chance de croiser Monsieur Saint Laurent et d'assister à tous ses défilés quand je travaillais sur les défilés de la Cour Carré du Louvre; il m'a même serré la main!