Hier après midi  nous sommes remontés  à  l'ermitage  , car en faisant des recherches sur le net, j'ai vu qu'on pouvait visiter le sanctuaire.

Ce qui m'a permis d'avoir toute l'histoire.

Ce sanctuaire  situé  à  290 mètres d'altitude domine la ville d'Alès.  Il y a tout lieu de présumer  qu'un sanctuaire païen occupait cet emplacement de l'hermitage.

Hermitage avec un H, signifie coteau qui domine la vallée. 

Ermitage avec un E signifie habitation d'un ermite.

L'ermitage une dépendance du prieuré de St  Germain de Montaigu,  fondé au XI ème par des chanoines Augustins. 

C'était une maison servant d'asile aux moines de St Germain  devenus vieux et infirmes; seule la petite chapelle à été conservée.

Le sanctuaire fut mis à mal en décembre 1561 par les troupes de Jacques de Cambis  baron d'Alain rallié à la réforme. En 1629 lors du siège d'Alais par Louis XIII, un détachement de l'armée du Duc de Rohon,  chef protestant, pris possession du sommet de l'hermitage.

Les chanoines Augustins ayant abandonnés le prieuré,  il faudra attendre 1675 pour Qu'un ermite, Frère Jean Salomon, vienne s'y installer avec la permission de l'évêque  de Nimes.  C'est à partir de cette date que l'orthographe "ermitage" est adoptée. 

Les frères Joseph Véronique,  Jean Baptiste,  suivi de Jean Joseph Amons Delpuech, prieurs du couvent des frères prêcheurs d'Alès s'y succédèrent .

En 1718 le frère Esprit Bayer del'ordre des Carmes, vînt relever les ruines du monastère. Il était un grand seigneur qui avait mené une vie bruyante et agitée à la cour de Versailles et qui était venu se cacher sur la montagne.  Seul Monseigneur d'Avéjan emportera dans sa tombe le véritable nom de cet ermite.

Le frère  Esprit succéda au frère EspritBoyer,  suivi des frères  Hilarion et Pierre Joseph.

La vielle chapelle et les bâtiments alentours étaient restaurés,  les pentes de l'ermitage prospéraient par le travail assidu de ces ermites diligents et tenaces et la fécondité de la terre les recompensaient abondamment de leurs efforts.

La révolution les spoliation et vendit ce vieux monastère comme bien national à  François Mathyss pour 40 sols  (20f). Ce dernier s'empressa de le revendre la même année à  M. Labaume, qui le céda à son tour à  M Ausset  pour la somme de 200f. Le monastère fut ainsi transformé en sa résidence d'été et le choeur de la chapelle devint un salon ovale. 

Le 10 août 1872,l'ermitage redevint la propriété du clergé grâce au zèle et au dévouement de M l'abbé Bourrely, qui le racheta pour la somme de 4000f. L'année suivante, l'abbé compléta l'acquisition par l'achat de diverses propriétés voisines de la chapelle.

Le 8 décembre 1872, le sanctuaire fut béni et consacré à la bienheureuse Vierge Marie. La Chapelle prit le nom de Notre Dame des Mines. La grande statue en fonte haute de 5,15 mètres  fut donnée par 2 administrateurs des forges d'Alès.  La grosse cloche pèse  1100kg et fut offerte par Mme Tabarre la marraine et M Tubeuf le parrain, maire d'Alès ;elle porte le nom de Marie Alexandrine 

L'abbé  Bourrely  s'éteignit le 19 août 1878. Ses funérailles furent un véritable triomphe et selon son désir,  il fut enseveli dans la chapelle de l'ermitage.  Par testament il légua le sanctuaire au clergé de Rochebelle.  Par lettre du 4 août 1893, L'abbé L'allemand  créa une société civile de Notre Dame des Mines pour mettre ce sanctuaire à l'abri de toute nouvelle spoliation.

Le 21 mai 1936, la cloche étant fêlée,  elle fut vendue à un collectionneur alesien et remplacée par la cloche actuelle, en bronze, baptisée  Marie Jeanne Alexandrine.

Bien, après  ce magistral cours d'histoire, place aux photos

L'intérieur du sanctuaire

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L'exterieur

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La cloche et la table d'orientation.

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Le fameux oppidum, qu'on a cherché  pendant un bon moment avec ma belle fille . C'est en fait un long mur de pierre de 800 mètres de long, en contrebas de la route, caché par la végétation. 

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Ainsi s'achève cette très intéressante visite promenade.