Un peu d'ornitologie ce matin avec ce bel oiseau en voie de disparition: la gallicolombe érythroptère

gallicolombe érythroptère 1

Taille 25 cm.
Dans l’Est des Tuamotu et à Rangiroa, les mâles ont la tête blanche avec un plumage gris sur la calotte et la nuque qui s’étend vers les joues. La gorge et la poitrine sont blanches. La partie antérieure du dos ainsi que les plumes de couverture des ailes sont marron clair avec des reflets roses sur les épaules. Le reste du plumage est gris ardoise.
Dans les Tuamotu de l’Ouest et du Centre, les mâles ont la tête entièrement blanche. Le plumage de la femelle est brun marron avec la gorge et la poitrine plus claires. Les pattes sont hautes et robustes. Elles sont gris ardoise comme le bec. Les juvéniles sont marrons puis des plumes blanches apparaissent chez les mâles progressivement sur la tête, le cou et la poitrine. Même s’il est en mesure de voler, cet oiseau passe le plus clair de son temps au sol.

Autrefois présente dans au moins vingt-quatre îles et atolls de la Société (dont Tahiti et Moorea) et des Tuamotu-Gambier, l’espèce ne subsiste plus maintenant que dans quatre atolls éloignés et peu fréquentés. Trois d’entre eux possèdent des populations en dessous du seuil des 10 individus.

Pon la trouve dans les parties boisées des atolls, bordures océaniques et lagonaires. Elle affectionne particulièrement les sous-bois au sol finement granuleux des versants lagonaires et des hoa où elle glane sa nourriture

L’espèce est en danger critique d’extinction. Comme cet oiseau se déplace essentiellement sur le sol, toute introduction de chats et de rats lui est fatale. Même la présence du petit rat polynésien (Rattus exulans), longtemps considéré comme inoffensif pour l’avifaune, semble avoir contribué à la disparition de la Gallicolombe érythroptère sur les atolls des Tuamotu. Les effectifs de l’espèce sont très faibles. En 2012, trois des quatre dernières populations connues comptent moins d’une dizaine d’individus et la seule colonie « viable » s’élevait à 50-75 individus seulement en 2003. Ces dernières populations se trouvent sur des îles qui ne comptent aucun prédateur introduit et restent, à ce jour, inhabitées et inexploitées. Toute observation de tutururu dans les Tuamotu revêt désormais un caractère important et doit être transmise à la S.O.P qui centralise l’information pour organiser au mieux sa sauvegarde. La sous-espèce présente dans le centre des Tuamotu, G. e. pectoralis (dont le mâle a la tête entièrement blanche) semble s’être éteinte. L’espèce est inscrite en catégorie A sur la liste des espèces protégées par la réglementation territoriale de Polynésie française. Elle est classée « en danger critique d’extinction » (CR) sur la liste rouge de l’UICN.

Celle ci a été photographié par un collègue de mon mari sur l'atoll de Mururoa; je ne sais pas s'il y en a d'autre..

En tout cas j'espère pour elle qu'elle arrivera à survivre aux prédateurs que sont les nombreux chats présents sur l'atoll.. J'ai pévenu l'association Manu SOP qui s'occupe de la préservation des oiseaux ainsi que de la flore de Polynésie, mais vu que c'est un atoll militaire, je ne pense pas qu'ils pourront débarquer pour l'observer ni l'emporter là ou il n'y a pas de prédateurs. Quel dommage!!

gallicolombe érythroptère

Samedi