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La flore polynésienne fournissait autrefois suffisamment de graines noires, rouges, marrons, pour que les anciens les récoltent afin de les transformer en bijoux, à la riche symbolique.
Vint ensuite la période de la colonisation avec son cortège de bouleversements divers, notamment culturels, qui envoyèrent les graines aux oubliettes, sauf celles utilisées pour faire les chapelets.
Les Marquises étaient le principal producteur de parures en graines. Son isolement fit que ses traditions furent plus préservées de la modernité que les autres îles de l'archipel, notamment Tahiti.

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Les artisans marquisiens perpétuèrent ainsi la sculpture et la fabrication d'ornements fait d'os, de graines et parfois d'ivoire.
Mais la grande révolution dans le travail des graines fut l'arrivée de l'électricité dans les archipels. Ainsi tout en regardant la télévision, les familles se réunissaient pour percer, polir et assembler les graines récoltées.
Ainsi depuis une trentaine d'années, la bijouterie marquisienne a vue sa renaissance et sa reconnaissance sur les marchés artisanaux. Les parures tout comme les sculptures sont très prisées des collectionneurs, mais participent activement à la vie quotidienne et aux fêtes.

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Ils y a tout de même quelques précaution à prendre:

Certaines graines sont toxiques, voir mortelles, attention donc à ne pas mettre les colliers à la bouche, les tenir éloigné des enfants, et se laver les mains après manipulation.
Afin de conserver vos colliers, pensez à les traiter contre les petites bestioles grignoteuses.
Vaporiser délicatement avec un insecticide, puis frotter délicatement avec un chiffon enduit d'un peu d'huile de lin ou d'amande douce.
Certains collectionneurs préfère garder leurs graines et colliers dans le réfrigérateur, soigneusement emballées dans des sacs plastiques. A sortir quelques heures avant de les porter.

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Moi j'adore . A chaque exposition artisanale, je me régale les yeux.

Samedi