Lors de nos ballades à travers l'île, nous aimons nous arrêter auprès des étals au bord de la route. C'est l'occasion d'être au plus près de la population pour discuter et de découvrir des fruits et légumes.

Comme par exemple les FE'I. Nous étions intrigués par ces bananes courtes et oranges que l'on voit partout en ce moment. Nous sommes donc allés voir ce qu'il en était. Ce sont des bananes légumes de la variété des bananes plantains, et qui se cuisent à l'eau ou au four pour accompagner les viandes et poissons et aussi en faire du poe banane, un dessert que j'adore ( mais plutôt poe citrouille).

De plus le prix n'est pas excessif: 500 XPF le tas de 12 bananes, soit environ: 4,19€

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Et naturellement j'ai voulu essayé; j'ai fait les deux modes de cuisson: à l'eau et au four. La cuisson au four est un peu plus longue car il faut attendre que la peau des bananes s'ouvre, mais je la trouve plus gouteuse.

La première m'a servie à faire un poe bananes, et la deuxième un gratin. Nous nous sommes bien régalés

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Pour ce gratin j'ai testé une recette polynésienne; beaucoup plus simple, rapide et surtout moins calorique que le gratin antillais, mais tout aussi bon. D'ailleurs il n'en est pas resté.

En rentrant j'ai fait mes recherches sur le net, toujours sur mon site de référence: Tahiti Héritage.

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La plante la plus typique de Tahiti et de ses îles est incontestablement le fe’i (Musa troglodytarum),orange vif, dont le régime pousse droit, tourné vers le ciel. Cette espèce est endémique à la Polynésie et à une partie de la Mélanésie et affectionne les pentes des îles montagneuses, entre 400 et 1200m d’altitude. La vallée de la Papenoo a toujours été un lieu privilégié pour les plantations de fe’i.

Usages traditionnels

Le tronc du renferme une sève violacée qui tache les étoffes de manière indélébile ; on l’employait quelquefois pour marquer le linge. Lorsque les premiers évangiles, traduits et imprimés en tahitien parurent dans l’île, les habitants qui ne purent s’en procurer, les copièrent, faute de papier, sur du Tapa blanc (tissu végétal), se servant en guise de plume, d’un morceau de bambou effilé et trempé dans la sève violette du fei.

Usages alimentaires

Le fe’i se déguste cuit. Autrefois, le fe’i se mangeait cuit à l’étouffé dans un four tahitien. Maintenant, il se cuit tout simplement au four.

Bonne journée

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