Je continue ma ballade dans cette très jolie ville, en arpentant la grande avenue de la libération.

Autrefois appelée avenue du Président Faure, cette avenue bordée de prestigieux immeubles de rapports, édifiés par les architectes Noulin-Lespès, Lamaizière ou Morin, offre une perspective architecturale éclectique unique à St Etienne.

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 Immeuble Martre de France

L'architecte Joanny Morin réalise en 1905 l'immeuble Martre de France, premier édifice en béton armé de la ville. Conçu pour M Preyna-Seauve, juge au tribunal de commerce de St Etienne, l'édifice à la façade exubérante fait figure de témoignage technique et artistique: élevé à l'aide de matériaux innovants, l'immeuble multiplie les références Art Nouveau à travers un décor composé de fleurs de tournesol. 

Le nom de l'immeuble provient de l'ancien magasin de fourrures situé au rez de chaussée.

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 Hôtel des ingénieurs

Commandité par la société amicale des anciens élèves de l'école des mines en 1907, l'hôtel des ingénieurs est réalisé par les architectes Clermont et Tessiere, lauréats du concours d'architecture. Imposant par sa stature, l'édifice est surmonté à l'angle d'un fronton où sont gravés deux marteaux, symbole des ingénieurs des mines. Les façades latérales percées de portes fenêtres et de lucarnes, sont ornées de deux hauts reliefs sculptés par Paul Graf. Ils représentent la mine et la métallurgie.

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L'immeuble Subit et le square Violette

Construit sur une parcelle étroite entre 1936 et 1938, ce tout premier immeuble en copropriété de l'architecte Armand Subit, présente une grande originalité architecturale. Traversé par une ancienne traboule, il révèle une façade à redans et des fenêtres disposées aux angles. Le rez de chaussée accueille depuis 1938 le cinéma le Triomphe, aujourd'hui devenu un café théâtre.

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Immeubles Lamazière

De 1907 à 1912, Léon Lamazière et son fils Marcel entreprennent la construction d'une série de 4 immeublesde rapport sur le côté nord de l'avenue. Utilisant les nouvelles dispositions du règlement de la voirie de 1905 afin d'aménager les parcelles, les lamazière usent de la pierre calcaire pour la construction, rompant ainsi avec le traditionnel grès houiller.

Les façades très harmonieuses, soulignées par des balcons en pierre ou en fer forgé sont animés par une série de courbes et de bow-windows.

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Immeubles modernes

Erigé en 1948 par l'architecte départemental Jean Bernard, l'immeuble de l'ancienne Direction Départementale de l'Equipement, illustre les codes stylistiques du mouvement moderne: l'utilisation exhaustivedu béton et des formes massives en bloc.

Le côté brutal de l'immeuble est rompu par l'encadrement des larges baies vitrées travaillées sous formes de bandeaux à redans. La résidence libération est le premier immeuble de la ville en béton précontraint. Il a été réalisé par les architectes Henri et Yves Gouyon entre 1059 et 1962. Les ouvertures des balcons, les céramiques colorées des mains courantes et des gardes corps et la fresque d'entrée en céramique de Jean Amado assurent à l'immeuble un standing inégalé pour l'époque.

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Place Fourneyron et Monument aux morts

Anciennement appelée Place de la Montat, puis Place aux boeufs, cette place demeure l'extrémité orientale de la cité stéphanoise jusqu'en 1855, d'annexion des communes limitrophes. le monument aux morts élevé en l'honneur des 6000 stéphanois morts pendant la 1ère guerre mondiale, a été réalisé par le sculpteur stéphanois Alfred Rochette. Inauguré tardivement en 1933 par le président de la république Albert lebrun, alors en visite à St etienne, il accueillait dans sa crypte un livre d'or où sont inscrit le nom des victimes. Pour des raisons de conservation, ce document a été intégré au fond des Archives municipales de St Etienn en 2005.

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Voilà pour aujourd'hui.